Le regard et le rapport à autr

Le regard et le rapport à autrui

 

Autrui n'est ni un objet, ni un probable, ni une représentation, mais il intéresse notre être

ontiquement et concrètement. Il faut chercher notre rapport fondamental avec autrui dans

la vie quotidienne et non pas dans une expérience mystique et ineffable. En un mot autrui

 doit se manifester autrement que par la connaissance. La structure fondamentale et originelle

 de notre rapport avec autrui c'est"l'être-vu-par-autrui" qui représente la vérité de "voir-autrui".

Etre vu par autrui n'est que ma chute et ma honte devant sa liberté et son regard; j'ai à

la fois le sentiment d'être en danger (la peur) et d'être ce que je suis mais ailleurs, l

à-bas pour lui (la fierté ou la honte) et enfin la reconnaissance de mon esclavage et de mon aliénation.

l'amitié est-elle la forme idéale du rapport à autrui ?

ARISTOTE. L'amitié n'est pas en apparence un thème philosophique classique. Pourtant, ce

 texte permet de comprendre toute son importance pour développer la réflexion sur autrui.

D'une part, l'extrait montre le caractère indispensable d'autrui sous la figure particulière de l'ami

: il m'est précieux parce qu'il peut m'être utile. D'autre part, il m'est cher, parce que sa compagnie

est un agrément irremplaçable. Enfin, il remplit une fonction éthique, dans la mesure où il peut

m'inciter à la vertu. Ce sont les trois types fondamentaux d'amitié

chez Aristote : ils mettent en évidence l'omniprésence d'autrui dans mon existence. D'autre part,

 il convient de remarquer que l'amitié et donc la relation avec autrui sont inhérentes à

la nature humaine. Premièrement, elles sont fondées sur une sociabilité naturelle qui

fait plus généralement de l'homme « un animal par nature politique » (Politique). Elles sont

également le moyen indispensable à l'accomplissement de l'homme : sans autrui pas de bonheur

possible et donc pas de vie véritablement humaine

Sujet : Sans rapport à autrui, y aurait-il des passions ?

Analyse du sujet : Rapport : Terme vague qui pose le problème de la relation.  Le rapport où

la relation est ce qui lie deux choses entre elles. L'égalité par exemple est un rapport

mathématique qui s'établit entre deux choses équivalentes. Autrui : Autrui ne se réduit

 pas à l'autre. Autrui c'est l'autre dans le contexte particulier des relations interhumaines :

 autrui c'est l'autre envisagé sous le rapport de la morale dans le cadre des relations

sociales et inévitables de l'homme. Passions : Du point de vue du sujet, la passion

peut-être représentée comme l'attachement à une chose ou aux biens faits qu'une personne

 peut procurer. La passion est donc pour une part excès, au moins en ce qu'elle excède les limites

de la volonté de celui qui l'éprouve. Dans cette optique la passion est l'assouvissement et la

recherche d'un plaisir solitaire, parce que soit il est procuré par un objet, soit il est procurée

par une personne uniquement réduite à sa capacité à le procurer, utilisée comme moyen.

Les passions sont traditionnellement distinguées des actions : si dans l'action j'exprime ma

liberté - j'agis -, la passion s'exprime en moi - je suis passif par rapport à elle qui « m'agit »,

agit en moi. Les passions sont donc ce qui s'exprime en moi malgré moi, c'est-à-dire ce q

ui s'oppose comme irréductiblement humain à l'exercice de la liberté de ma raison.

 http://www.akadem.org/sommaire/themes/liturgie/2/1/module_4556.php

 

 

 

 

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